Posture, équilibre et coordination des mouvements

Le corps physique ne ment pas.

Le vestibule est l’oreille du corps 

Le système vestibulaire peut être comparé à un GPS  qui nous permet de négocier notre relation à la gravité tout en percevant notre corps en 3 dimensions.

Il nous informe en permanence sur notre position dans l’espace et sur nos déplacements. Les renseignements recueillis sont acheminés vers le cerveau qui les analyse en intégrant d’autres informations comme celles provenant de la vision.

La posture, la gestuelle, trahissent nos états intérieurs.

Tous nos gestes partent du vestibule 

Une bonne motricité passe par un fonctionnement optimal de notre système auditif. Selon les besoins de la situation, le cerveau réagit en ordonnant de contracter ou de relâcher certains muscles. Le système vestibulaire organise le flux des informations qui assurent la coordination de nos mouvements. La posture et la motricité sont donc sous le contrôle régulateur de l’oreille. Celle-ci régule, tonifie, coordonne et rythme nos mouvements.

Les mouvements du corps sont le prolongement de la pensée.

Le corps est impliqué dans l’acte d’écoute 

Notre posture est un élément déterminant de notre capacité à capter les sons. Dès l’instant où il se met à l’écoute, le corps adopte une posture bien définie, permettant de placer le vestibule dans sa position préférentielle et la cochlée dans une attitude de plus grande réceptivité aux sons aigus.

Pour s’en convaincre, il suffit d’observer un lapin en position détendue. Le dos arrondi, les oreilles pendantes, il entend ce qui se passe autour de lui sans pour autant se sentir menacé. Mais, dès lors qu’un bruit suspect se manifeste, son corps se raidit et ses oreilles se tendent. Même s’il est beaucoup moins perceptible, ce mécanisme est identique chez l’homme.

Les effets de la méthode

En stimulant le vestibule de l’oreille interne on peut obtenir une modification de l’audition  et par conséquent induire un changement de posture parallèlement à une amélioration de l’ensemble des programmes moteurs.

     La posture 

 

Cela se traduire par un redressement de la colonne vertébrale et par une ouverture de la cage thoracique. La tête émerge d’entre les épaules qui vont se relâcher. Le sujet bénéficie également d’une plus grande stabilité et d’un meilleur équilibre.

 

     La motricité globale 

 

La motricité globale est l'ensemble des gestes moteurs qui assurent les coordinations dynamiques générales (la marche, la course, les sauts).

 

On constate une amélioration des interactions du sujet avec son environnement :

  • une meilleure prise de conscience de soi et de la situation de son corps dans l’espace,

  • des mouvements plus fluides et mieux coordonnés,

  • une latéralité renforcée,

  • un meilleur tonus musculaire et donc une amélioration des performances physiques lors d’activités sportives ou tout simplement de la capacité de danser en suivant un rythme.

 

     La motricité fine 

 

La motricité fine concerne les mouvements précis et minutieux, qui impliquent le plus souvent les mains (tenir une fourchette, tourner les pages d’un livre, dessiner, écrire).

 

Le développement de l’habileté motrice se manifeste par une plus grande précision dans la manipulation des objets  avec une gestuelle technique mieux maitrisée.

Cela se traduit dans l’accomplissement de gestes du quotidien comme faire ses lacets, introduire une clef dans une serrure, tout comme dans des aptitudes liées à l’apprentissage. Les contours des coloriages mieux respectés, le trait des dessins d’avantage maîtrisé, l’écriture devient plus lisible.

 

     L’image du corps 

 

En obtenant une meilleure adéquation entre le schéma corporel et l’image du corps (entre le corps réel et le corps imaginé), la personne voit s’atténuer le décalage qui pouvait exister entre ces deux façons de se percevoir. Elle va également gagner en cohérence et en acceptation d’elle-même.