La fermeture de l’écoute sur le plan émotionnel 

Lorsqu’à un moment donné de notre vie, nous cherchons à nous protéger de certaines informations provenant de notre environnement, notre cerveau va par réaction de défense couper la réception des fréquences qu’il juge perturbantes.

Cette forme de surdité psychologique fait partie de l’histoire de chacun.

Il s'agit, d’événements négatifs : deuil, rupture, sentiment d’abandon, conflit familial, perte d'emploi, accident, etc.

De façon plus sournoise, le cerveau peut également se protéger graduellement face à une accumulation successive de frustrations et de contrariétés : une détérioration progressive de l'environnement de travail, la perte ou l'accroissement de responsabilités, une dégradation de l’ambiance familiale, des problèmes financiers, etc.

Se couper de certaines informations est une manière de soulager provisoirement une tension et de maintenir un équilibre interne. Ce choix inconscient nous rend esclave de notre émotivité.

De là découlent malentendus, interprétations erronées, sentiment d'agression de certains sons ou de certains propos, concentration difficile, difficultés d'apprentissage.

Les écrans que nous interposons entre le monde et nous sont parfois si forts qu’en pensant sincèrement nous ouvrir aux autres, nous sommes en fait à l’écoute de nos propres blocages.

Nous finissons par ne plus pouvoir nous écouter nous-même, et ne plus être conscients de la façon dont les autres nous perçoivent.

Lorsque le thalamus déborde d’émotions qu’il ne plus gérer, il va bloquer la transmission des informations en se créant involontairement une distorsion de l’écoute.

Cette protection agit comme un filtre qui trouble le passage et l’analyse du message sonore en privilégiant ou en réprimant certaines tranches du spectre auditif :

  • soit en nous empêchant de « tendre l’oreille » en direction de fréquences spécifiques. 

  • soit en nous rendant trop réceptifs à d’autres fréquences.