La rééducation de l’oreille 

L’écoute de l’autre passe par le réapprentissage de l’écoute de soi par-delà les mémoires accumulées tout au long de la vie.

L’enjeu de la rééducation de l’écoute consiste à restaurer le dialogue entre l’oreille et le cerveau.

 

L’oreille a de telles facultés d’adaptation qu’il est possible d’obtenir avec de l’entraînement, une modification sensible de ses réponses fonctionnelles. Tout comme n’importe quels autres muscles du corps humain les muscles de l’étrier et du marteau peuvent être stimulés si on les sollicite de façon appropriée.

Le BRAIN ACTIVATOR 

L’éducation audio-vocale se fait grâce au « BRAIN ACTIVATOR » (dernière évolution de l’oreille électronique du Dr A. TOMATIS).

Cet appareil est un simulateur d’écoute qui peut être comparé à une sorte d’oreille idéale. Il permet de rééduquer une personne afin que celle-ci puisse de nouveau percevoir des fréquences absentes de son spectre auditif. La courbe de réponse du patient va alors se remodeler et se conformer à celle qui lui est surimposée par le BRAIN ACTIVATOR. 

Les effets sur l’oreille 

La musique est diffusée au travers de deux canaux distincts que l’on peut comparer à des portes qui s’ouvrent et se ferment en atténuant les sons graves et en amplifiant les sons aigus.

Cet effet de contraste entraîne le relâchement puis la contraction de 2 muscles de l’oreille moyenne appelés « muscle de l’étrier » et «muscle du marteau ».

Ce jeu d’adaptation au grès des changements soudains de timbre et d’intensité soumet l’oreille à une véritable gymnastique ostéo-musculaire qui la fait passer alternativement de la tension (la position d’une oreille qui écoute) au relâchement (la position d’une oreille qui n’écoute pas), puis à nouveau de l’activité au repos, et ainsi de suite.

Les effets sur le cerveau 

Ces contrastes sont totalement imprévisibles pour le cerveau qui est obligé de s’adapter en permanence en se mettant en position d’écoute. Cela l’oblige à mobiliser toute son attention ce qui implique la suppression des mécanismes de défense qu’il avait mis en place.

Le thalamus étant neutralisé dans sa stratégie de barrage, la zone frontale du cortex peut être inondée de stimulations. Le cerveau doit alors travailler dans les zones de fréquences qu’il avait jusqu’alors occultées ou mal analysées. Les fréquences mal perçues sont ainsi densifiées, et celles qui le sont trop sont atténuées.

 

En résumé, on permet à une personne présentant un problème d’écoute, de se conditionner à entendre comme si elle utilisait pleinement les potentialités de son oreille. Cela aura pour effet de faire disparaître les distorsions qui faisaient écran et elle va pouvoir réinvestir des bandes fréquentielles qui lui faisaient défaut. 

L'oreille ainsi « remusclée » sera à même de capter les informations auditives plus largement et plus efficacement. Le cerveau sera capable de les traiter de façon plus harmonieuse et adaptée. Les problèmes seront ramenés à leur vraie dimension avec la distance nécessaire pour permettre leur résolution.

Les effets sur le reste du corps 
  • La voix est mieux placée et plus riche en timbre.

  • La posture se redresse.

  • La motricité globale et la motricité fine gagnent en précision.

  • La vie neurovégétative se réharmonise.

  • Le stress décroit au profit d’une plus grande énergie.

  • Les interactions avec l’entourage se trouvent facilitées grâce à une meilleure conscience de soi et une ouverture plus large sur le monde environnant.

Musiques et matériaux sonores 

On soumet l’oreille à des stimulations soniques afin d’augmenter l’énergie du système nerveux et d’accroître, du même coup, sa capacité d’écoute.

 

Un casque diffuse la musique par la voix aérienne au travers des écouteurs alors qu’un vibrateur, placé au sommet de la tête, assure la conduction des sons par la voix osseuse.

La conduction osseuse va transmettre le son directement dans l’oreille interne en l’informant avec un temps d’avance sur le son provenant du tympan.

 

Les musiques soumises aux écoutants sont préférentiellement des morceaux de Mozart en raison de leur richesse fréquentielle. Ils ont pour principal avantage d’être vecteurs de dynamisation et d’éveil. Le chant grégorien quant à lui est source d’apaisement, jouant sur le cœur et la respiration qui calme et rééquilibre.

Selon les cas, la voix maternelle peut également être proposée à certaines phases du traitement.

Tous les sons utilisés sont au préalable remaniés électroniquement (filtrés, abrasés, densifiés) en laboratoire. Leurs fréquences les plus graves sont atténuées car elles fatiguent plus qu’elles ne stimulent. Par contre, les sonorités aiguës sont favorisées  dans leur richesse en harmoniques.