La fermeture de l’écoute sur le plan physique 

Dans le cadre du fonctionnement de l’oreille, ce ne sont pas des clefs et des tirants qui servent à régler la tension de cette membrane mais deux muscles de l’oreille moyenne qui doivent jouer de pair : le muscle du marteau et le muscle de l’étrier. Le premier a pour but de tendre le tympan afin de récolter l’information qui vient du dehors. Le second assure le contrôle et modifie la pression de l’oreille interne.

L’expression « tendre l’oreille » n’est pas une façon imagée de représenter l’acte d’écoute mais une réalité physiologique.

La perte du désir d’écouter se traduit physiquement par un relâchement du tympan.

Cette membrane essentielle à notre audition réagit exactement de la même façon qu’une peau de tambour. Plus elle est tendue, plus elle est réceptive à la dynamique des vibrations. A l’inverse, si elle se désaccorde, elle va perdre en qualité de timbre et finir par générer des distorsions.

De leur fonctionnement harmonieux dépend le processus qui s’enclenche lorsque l’on tend l’oreille. Pour avoir une bonne courbe d’écoute, il faut que ces deux muscles travaillent ensemble de façon harmonieuse.

Si l’un des deux est trop puissant ou trop faible cela entraînera une distorsion de l’écoute et par voie de conséquence engendrera des troubles de la communication.

Le muscle du marteau :

Il est innervé par une branche du nerf mandibulaire.

Il est fait pour régler la tension du tympan afin de cibler les sons que le sujet désire percevoir. C’est grâce à lui qu’il est possible, par exemple, de discerner dans un orchestre la première flûte ou le second violon, ou bien de centrer son attention sur la chanteuse qui est sur le devant de la scène.

Le muscle de l’étrier :

 

 

 

Il est innervé par le nerf facial.

Il permet de régler les pressions liquidiennes de l’oreille interne pour que soient discernées, d’une part, les séquences rythmiques au niveau du vestibule et, d’autre part, les séquences fréquentielles au sein de la cochlée.

Il joue également un rôle déterminant dans la verticalité.

Son dysfonctionnement est largement impliqué dans le déclenchement d’un vertige de Ménière.